lundi 24 août 2015

A la rentrée, les enfants des bidonvilles doivent pouvoir aller à l'école comme tous les enfants.

Le Collectif national Droits de l'Homme romeurope vient de lancer une pétition à ce sujet. A l'approche de la rentrée des classes, le problème revêt une importance cruciale notamment dans les villes de Seine-saint-Denis, suite aux expulsions de cet été.
Nous vous demandons donc de la signer et de la diffuser largement. 
Ci-dessous, le message du Collectif national, Adressée à Aux Maires de France, Recteurs d'Académie, Ministre de l’Éducation nationale

           Inscrivez tous les enfants à l'école

https://www.change.org/p/aux-maires-de-france-recteurs-d-acad%C3%A9mie-ministre-de-l-education-nationale-inscrivez-tous-les-enfants-%C3%A0-l-%C3%A9cole#petition-letter

vendredi 21 août 2015

La seule réaction de la municipalité se trouve donc sur facebook :

Une élue de la majorité, sans la moindre honte, qui confirme que la police de notre Ville, sur ordre du maire donc, est bien intervenue ce matin auprès des familles Roms pour leur demander de replier leurs tentes prêtées par Médecins du Monde. La police a menacé ces familles expulsées, dont un bébé de quatre mois, de les déposséder manu militari de leurs affaires s'ils se réfugiaient encore une fois sous leurs tentes alors que la pluie était en train de tomber. Une benne serait même mobilisée pour tout leur enlever. Quand je suis arrivé avec d'autres soutiens, le bébé de quatre mois, blotti dans une couverture, était sous la pluie en présence de sa maman. Voilà, même pas une once d'humanité dans les propos nos édiles.

samedi 15 août 2015

Et maintenant, La Courneuve...




Jacques Gaillot est donc passé hier vendredi sur la place de la mairie, à Saint-Ouen, s'entretenir avec quelques uns, quelques unes des Rroms qui y campent suite à l'expulsion du « village d'insertion », le 24 juillet dernier. Il a pu également rencontrer quelques élus de l'opposition municipale, mais ni le maire, en vacances, ni aucun adjoint. Sont-ils tous à la plage ? Après une année de dur labeur, il est bien naturel d'aller prendre un peu de repos au soleil. On a laissé ses ordres. Les expulsions se poursuivent. A vous la plage...

Quoi qu'il en soit de la vacance municipale, et alors que les Rroms audoniens entament ce samedi leur quatrième semaine de « camping » place de la mairie, le journal Libération nous rappelle que Le Samaritain, bidonville de La Courneuve essentiellement peuplé de Rroms, risque l'expulsion à partir d'aujourd'hui, les derniers recours en justice étant épuisés (article à lire dans sa totalité, rubrique «revue de presse »). Ce lieu a huit ans d'existence. Il est organisé. Des rues, une place, et même une église. Avec l'aide d'associations et de soutiens divers, un projet parfaitement viable de « sortie du terrain », sur trois ans, a été présenté, défendu, de façon très concrète parce que viable et susceptible d'être financé à moindre coûts, mais le maire Gilles Poux (PC) n'en veut pas. La lecture de l'article vous permettra, peut-être, de découvrir les raisons de ce refus, en ce qui nous concerne nous y avons renoncé.

L'exclusion, le rejet, la xénophobie rance d'une France pour l'heure essentiellement tsiganophobe, ne connait aucune frontière en matière de droite ou de gauche. Le traitement réservés aux habitants des campements de fortune, à celles et ceux qui travaillent, scolarisent leurs enfants, est le même quelle que soit la couleur politique de l'équipe municipale.

Après Aubervilliers, Bobigny, Saint-Ouen, ce serait donc le tour du bidonville de La Courneuve ? A suivre, de très près.

mercredi 12 août 2015

Mgr Gaillot à Saint-Ouen vendredi

Jacques Gaillot, évêque de Partenia, compagnon de route de longue date des Sans-Droits, Sans-Papiers, Sans-Logement, viendra vendredi 14 août à 19h30 rencontrer les Sans-Logis place de la mairie, à Saint-Ouen.

Il avait manifesté son soutien aux familles Rroms expulsées de l'ancien "village d'insertion" par l'envoi d'un texte (lire ci-contre, rubrique "courriers des soutiens").
A cette occasion, Jacques Gaillot  rencontrera les familles Rroms encore présentes sur la place, et qui entameront ce jour-là leur quatrième semaine de campement devant les portes de la mairie, la maison commune.

Ils dormiront là une nouvelle fois à moins que, d'ici-là, l'équipe municipale n'ait daigné répondre au courrier envoyé par le Collectif de Solidarité, demandant l'ouverture, en urgence, d'une salle ou d'un terrain permettant d'accueillir de façon provisoire mais humaine, ces familles, ces enfants.

CONTINUEZ D'ECRIRE, DE PASSER, DE TELEPHONER A LA MAIRIE AFIN D'EXIGER L'OUVERTURE DE CETTE SALLE, DE CE TERRAIN!

CONTINUEZ DE SIGNER ET DE FAIRE SIGNER LA PETITION!

Rassemblement, chaque soir, à partir de 18h30 pour rencontrer les familles, leurs soutiens, le collectif de solidarité.


lundi 10 août 2015

Lundi 10 août

Lundi 10 août,

sans nouvelles de la mairie concernant l'ouverture en urgence d'une salle municipale de façon temporaire, le Collectif de Solidarité envoie ce jour le courrier ci-dessous, à l'adresse des conseillers départementaux par ailleurs membres du conseil d'administration de Séquano, société d'économie mixte ayant demandé l'expulsion de l'ancien "village d'insertion". Autres destinataires: la préfecture, comme d'habitude et sans espoir aucun,  monsieur le maire de Saint-Ouen et autres "interlocuteurs" brillants par leurs silences.

Lettre au Président du conseil départemental et aux membres du conseil d'administration de la Séquano

Collectif de solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen en danger,
Droit au logement Saint-Ouen,
Entraides citoyennes,
Ligue des Droits de l’Homme Plaine Commune,
MJCF Saint-Ouen
MRAP 93,
Romeurope 93,

à
Monsieur le Président du Conseil Départemental, Stéphane Troussel
Mesdames et Messieurs les conseillers départementaux membres du Conseil d'Administration de la SEQUANO,
Mesdames et Messieurs les conseilleurs départementaux,

Saint-Ouen, le 10 aout 2015

Mesdames, Messieurs,

Le 24 Juillet 2015, le Préfet a procédé à l'expulsion du Village d'insertion des familles Rroms, situé 41 rue de Clichy 93400 Saint-Ouen, à la demande de Séquano Aménagement auprès du TGI de Bobigny.
La société Séquano Aménagement, au sein de laquelle vous siégez en tant qu’administrateur, est propriétaire de ce terrain depuis 2008, date de création du Village.

Lors de la création du Village d’insertion par les pouvoirs publics, les familles ont été choisies en fonction de critères précis.
Quelle que soit l'importance du projet d'aménagement des Docks de Saint-Ouen, il n’est pas acceptable de jeter sur le trottoir, sans aucune solution de relogement, des familles avec enfants, dont certains en bas âge, qui ont quant à elles rempli leur part du contrat : apprentissage du français, emploi ou recherche active et formation, scolarisation des enfants.

Depuis le 24 juillet, ces familles sont à la rue et dorment sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen dans des tentes prêtées par Médecins du Monde. Certaines ont bénéficié de quelques nuits d’hôtel par le 115 pour des durées très limitées.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le blog : solidariteromsaintouen.blogspot.fr

Nous sommes persuadés que vous n'êtes pas indifférents à la situation de ces familles, de ces citoyens audoniens et séquanodionysiens à part entière. Face à cette détresse humaine et à une situation sanitaire chaque jour plus inquiétante, nous vous demandons :

  • de proposer  la mise à disposition immédiate d'un terrain ou d'un local. Un courrier adressé au maire de Saint-Ouen le 30 juillet pour demander la mise à disposition d’une salle municipale n’a, à ce jour, reçu d’autre réponse qu’un accusé de réception.

  • de trouver des solutions de relogement pérennes avec les différents acteurs publics concernés.

  • A cette fin, les familles, avec le soutien d'associations et de nombreux citoyens, demandent que leur situation soit discutée autour d'une table ronde réunissant le maire de Saint-Ouen, Séquano Aménagement, le Conseil Départemental, la Préfecture, Plaine-Commune, les familles expulsées, le Collectif de solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen et l’association Droit au logement Saint-Ouen.

Le maire de Saint-Ouen, Monsieur William Delannoy, avait reçu une délégation le 27 juin dernier et s’était engagé à organiser une telle réunion multipartite. Il avait déclaré que « tant qu’il n’y avait pas cette réunion il n’y aurait pas d’expulsion des familles ». Depuis l’expulsion, il refuse de communiquer et d'assumer ses responsabilités, déléguant à la Préfecture le soin de résoudre la situation.

Il est notamment  impératif que les enfants puissent poursuivre leur scolarité dans des conditions de vie dignes.
Il est urgent de trouver des solutions concrètes.

Comptant vivement sur votre réponse, nous vous prions d'agréer, Mesdames, Messieurs les Conseillers départementaux, l'expression de nos meilleures salutations.


Les associations précitées

Copie : Maire de Saint-Ouen, Préfet de la Seine-Saint-Denis, Préfet délégué à l’égalité des chances, Ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, Président de Plaine-Commune.

Collectif de solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen en danger -  rue des Graviers 93400 Saint-Ouen








vendredi 7 août 2015

ECRIVEZ, APPELEZ, PASSEZ A LA MAIRIE !




Cela fait deux semaines aujourd'hui que, sans solution de relogements, des familles expulsées de l'ancien « village d'insertion » Rrom campent devant la mairie. 
L'équipe municipale reste sourde à notre demande d'ouverture, en urgence, d'une salle ou d'un terrain, à des fins provisoires.
Pour exiger cette ouverture, écrivez, appelez, ou passez à la mairie !
Demandez à parler à M. le Maire ou a un des adjoints, à défaut, laissez un message à l'accueil. Il s'agit d'un acte citoyen, de pure humanité, simple et concret.
Le Collectif 



Téléphone de la mairie : 01 49 45 67 89
E-mail : service-courrier@mairie-saint-ouen.fr
Horaire d'ouverture : du lundi au vendredi  de 8h30 à12h30 et de 13h30 à 18h et le samedi de 8h30 à 12h. Fermé le jeudi matin